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Chapitre IV

avr. 04 2004

24 juillet 1197.

Les bases du plan pour délivrer la voix de Runes sont jetées pendant le conseil. Nous allons jouer sur la surprise, et faire en sorte d'être assez rapides pour éviter que l'Eglise prenne conscience de ce qui se passe avant que nous ayons fini. Les préparatifs sont simples. Il faudra qu'Aymeline vienne, pour rendre invisibles les divers objets et personnes qui participeront au plan. Il faudra aussi que Batossaï vienne, pour détruire les barreaux de la fenêtre, mais en lançant son sort de l'extérieur, et d'assez loin si possible. Cependant, comme la ferveur divine nous empêchera d'utiliser nos sorts une fois à l'intérieur, ce ne sont pas des mages qui iront délivrer physiquement Aliazar. Notre choix se porte sur Gareth, l'âme damnée de Batossaï, qui devra grimper le long de la paroi de la tour, et, arrivé sur le toit, descendre de l'autre coté pour atteindre la cellule. Ensuite, Gareth délivrera Aliazar de ses chaînes, et tous deux reprendront le chemin inverse pour fuir. J'interviendrai juste pour poser un grappin sur le toit, et tirer une corde. Cela simplifiera de beaucoup la tâche de grimper de Gareth. Alors que nous sommes presque d'accords sur ce plan, Génésius fait irruption dans la salle du conseil, s'excuse rapidement pour son retard, reprend notre plan, et le corrige en proposant de s'infiltrer dans le palais des papes pour agir de l'intérieur... par la ruse. Pour lui, cela permet de prendre moins de risques, et de mieux évaluer la situation.

"Ainsi, je pourrais également peindre cette superbe architecture." conclut-il, confirmant ainsi son idée. Le silence se fait quelques instants sur l'entrée remarquée du maître-peintre et sur ces paroles, toutes aussi remarquées, mais rapidement Aymeline se reprend, et, comme à l'accoutumée, ce sont deux visions divergentes de la magie qui s'affrontent...

  • "Cela peut nuire à l'alliance, je suis contre." commence par dire la Quaesitori.
  • "Je ne crains pas ces vulgaires." réplique le second. Tandis que les arguments fusent, les autres mages, dont moi-même, attendent la fin de l'orage, orage qui ne vient pas car finalement Aymeline cède... " Faites comme vous voulez..." Nous reprenons le plan. Génésius partira en avance pour s'infiltrer dans le palais, y nouera des contacts et nous obtiendra des informations. De notre coté, nous partirons d'ici 10 jours et nous nous rejoindrons le 15 après midi à Avignon. Car notre action aura lieu dans la nuit du 15 au 16, sous la nouvelle lune. Génésius nous demande de lui amener des bougies soporifiques que Saïd va confectionner, cela pourra avoir son utilité.

Nuit du 26 au 27 juillet 1197.

Je rends une petite visite de nuit à Aliazar. Nous échangeons par écrits, ci-après le texte original :

 

  • A : Un mage fort en Perdo Vim manipule l'Eglise pour mener d'obscurs desseins. Je pense qu'il est à l'origine de l'Inquisition.
  • H : Nous verrons cela plus tard. As-tu parlé de nous ?
  • A : Non !
  • H : Nous envisageons de te libérer dans la nuit du 15.
  • A : Mais à quelle date sommes-nous ?
  • H : le 26 juillet 1197
  • A : Le mage semble d'origine italienne. Bien que courtois et ne refusant pas la discussion, il ne m'a pas donné moult informations. Le sort de Perdo Vim est lancé le soir après le repas, ainsi que celui de silence, qui est dissipé pendant le repas.
  • H : Tu n'as pas de pouvoirs alors ?
  • A : Si, mais battre son sort d'anti-magie sans pouvoir prononcer de mots, cela n'est pas évident. J'hésite à tenter quelque chose en sa présence lorsque je peux parler. Mais alors, il le verrait.
  • H : Ne tentes rien ! Tu connais son nom ?
  • A : Il a été suffisamment malin pour ne jamais le révéler, pas plus que sa maison d'origine.
  • H : Sais-tu ce qu'il cherche à obtenir de toi ?
  • A : Rien. Je ne semble pas vraiment l'intéresser.
  • H : Et que veulent-ils faire de toi ? Sais-tu si tu dois quitter cet endroit ?
  • A : Je n'en sais rien, un expert dans les écrits de la bible certainement. Je n'ai malheureusement pas d'informations à te donner. Deux choses : Comment va Lucie ? Avez vous un plan que je pourrais faciliter ?
  • H : Pour Lucie, tu lui manques beaucoup. Pour le plan, tu ne peux rien faire actuellement. Attends et nous agirons. Je dois retourner à Runes. Au revoir.
  • A : Au revoir

27 juillet 1197.

Après avoir raconté ce que j'ai appris d'Aliazar, Aymeline rédige immédiatement une lettre à l'attention de Doissetep. Il est impératif pour elle que Doissetep soit informé. Je pars porter le message des qu'il est rédigé. Aucune réponse de Potentus sur le moment.

02 août 1197

Départ de Runes du groupe des libérateurs d'Aliazar. Batossai, Aymeline, Gareth, Gaspard, ainsi qu'un chariot et trois gardes, prennent la direction d'Avignon. Je reste seul à Runes.

07 août 1197.

J'ai enfin trouvé un contact valable au fief de notre seigneur. Son médecin personnel, qui fait aussi office d'apothicaire, est pratiquement devenu mon ami. J'ai par là accès à quelques confidences. Aujourd'hui, il n'a rien à m'apprendre, mais c'est quand même une bonne nouvelle que de ne pas en avoir.

15 août 1197, dans une auberge d'Avignon.

Au cours d'un rapide survol du donjon ou est enfermé Aliazar, il m'est apparu qu'un escalier qui s'enfonce dans la tour permet d'accéder plus rapidement à la cellule de notre ami prisonnier. Cette découverte permettra à Gareth de ne pas avoir à transborder le grappin et la corde et évitera aussi à Aliazar d'avoir à grimper. Après trois mois d'emprisonnement, cela ne peut que lui simplifier la tâche. D'autre part, le plan de Génésius a bien fonctionné. Il nous apprend qu'un moine italien est présent ici, et que c'est lui qui s'occupe du mage prisonnier. Il s'appelle Candori Del Bahro, et il y a des fortes chances pour que ce soit cette personne qu'Aliazar m'ait décrit. Il semble aussi que l'Inquisition soit un courant minoritaire au sein de l'Eglise. Nous apprenons également que Génésius s'est infiltré au cœur de la forteresse, et grâce à ses talents de peintre, il a pu proposer ses services et être logé dans le palais, mais il a également reçu le droit de s'y trouver à n'importe quelle heure, et pratiquement ou il veut. Il propose donc de s'affairer à distraire les gardes afin de protéger le donjon des patrouilles habituelles. Ce qui simplifiera énormément la mission de Gareth. De plus, note maître peintre a remporté un vif succès avec ses toiles déjà exécutées, et les dignitaires du palais lui ont proposé un contrat pour la Toussaint. Malgré son refus, il s'avère que son talent est reconnu. Nous nous séparons sur de bons auspices.

Nuit du 15 au 16 août, à Avignon.

Après les fêtes de l'Assomption qui ont duré fort tard, ce 15 août 1197, après les sorts d'invisibilité d'Aymeline, je me retrouve invisible au pied du mur de la tour. Je saisis, sans le voir, le grappin invisible que me tend Gareth, tout aussi invisible, et je m'envole vers le sommet. Quelques minutes plus tard, Batossaï a usé de son art sur les barreaux de la prison, Gareth grimpe lentement le long de la paroi, et les autres retiennent leur souffle. Un détail cloche cependant. Posé sur la fenêtre, à surveiller Aliazar, je m'aperçois que celui-ci est étrangement actif. Grâce à un sort, je comprends qu'il désigne un coin de sa cellule ou un moine, certainement celui dont Génésius nous a parlé, replié sur lui-même, semble attendre les évènements. Au moment ou la porte de la cellule s'ouvre, tout se passe rapidement. Je n'ai d'autre choix que de foncer sur le moine pour le lacérer des mes griffes. Alors qu'il jaillit de son coin, en hurlant de douleur malgré le silence, Gareth, qui entre, le voit, et, réagissant immédiatement, le transperce de sa dague, mais sans le tuer visiblement, car le moine continue sa course et se jette à travers la fenêtre libérée de ses barreaux... pour atterrir comme une plume au milieu de la cour intérieure, sous l'œil surpris de Génésius et des gardes, qui discutaient là en rigolant fort.

A peine ai-je le temps de comprendre que la situation va devenir tendue, que déjà Gareth a délivré Aliazar de ses chaînes, et que les deux fuient du mieux qu'ils peuvent à travers les couloirs du palais, pour rejoindre la plate-forme ou le grappin les attend. Un tour rapide au-dessus du palais me fait comprendre que le moine est un vrai mage, qu'il n'est pas mort, et que Génésius ne pourra l'achever car les gardes se sont approchés aussi. Déjà d'autres gens viennent voir, et sont prêts à crier au miracle, car le moine est vivant. Je ne peux m'empêcher de penser que nous avons gâché une occasion de l'envoyer rejoindre son Dieu dans un monde meilleur... Mais il n'y a rien à faire de plus pour ce soir. D'un coup d'aile, je rejoins à l'auberge où mes compères, qui se sont rassemblés là excepté Génésius, décident de partir aussitôt, en utilisant la magie de Batossaï pour fissurer la muraille.... Un dernier cri au-dessus d'Avignon, et je prends le chemin du retour.

17 août 1197.

Génésius quitte le palais des papes à son tour. Il a réussi le tour de passe-passe de subtiliser la croix du moine le soir ou il a chuté dans la cour.

21 août 1197, du coté d'Arles.

Cette fois-ci nous sommes presque tous là. Aliazar, Aymeline, Batossaï, Génésius, et moi. Il ne manque que Nexus. Assis autour d'une table, nous parlons à mots couverts de l'avenir de la bergerie, et des choix que nous allons faire. Génésius commence par éclaircir le sujet épineux du moine italien. Il le connaît, pour s'être affronté avec lui dans un duel au Certamen, alors même qu'ils n'étaient qu'apprentis. Génésius fut vainqueur, et le moine fut défroqué, et jeté de la maison Ex-miscelleana de Gênes, ou Génésius fut reçu et passa son gant plus tard. Depuis lui n'avait plus eu de nouvelles, mais il est formel car il l'a bien reconnu. Ceci amène énormément de questions, dont je note après les principales :

  • Que cherche Archibaldo (le moine, connu par l'Eglise sous le nom de Candori Del Bahro) ?
  • Devons aller à Gênes chercher des renseignements ?
  • Faut-il en parler à Doissetep ?
  • Que faire de la croix du moine, sachant qu'elle est un lien mystique avec lui ?
  • Archibaldo nous surveille-t-il, et plus particulièrement Aliazar ?

C'est au cours de ces discussions animées qu'une querelle jaillit entre Gareth et Génésius, malgré les tentatives d'Aymeline et d'Aliazar pour calmer les esprits. N'ayant pas fait trop attention à ce débat, et sachant juste que Gareth à insulté le maître en le traitant d'« artiste raté », je ne m'attarde pas sur ce sujet. Les conséquences sont simples. Gareth prend son baluchon et s'en va, et Génésius part aussi de son coté, « pour Gênes » nous dit-il. Les autres reprennent le chemin de Runes.

26 août 1197.

J'ai amené la croix à Doissetep, ainsi qu'une lettre d'Aymeline. Au retour, j'apprends à mes compagnons qu'Archibaldo est un ancien mage de la maison Tytalus, instruit dans l'art des démons. Il est déjà sous le coup d'une marche des magiciens, et les renseignements que nous avons amenés vont permettre de le localiser, voire de s'en débarrasser définitivement. Normalement, des Flambeaux doivent déjà être en route pour Avignon. Aymeline rapporte qu'il lui semble avoir déjà croisé Archibaldo à Doissetep, mais elle ne se rappelle plus exactement les conditions de cette rencontre. Aucune nouvelle de Génésius pour l'instant.

10 septembre 1197 à la bergerie.

Génésius est revenu ce midi, porteur de nouvelles. Il a voyagé jusque Gênes, ou il s'est renseigné à son ancienne Alliance sur Archibaldo. Il nous apprend que celui-ci a eu pour mentor une Jerbiton, Carina, qui l'a abandonné quelques temps avant le Certamen qui l'a opposé à Génésius. Archibaldo s'est alors enfui et personne n'a plus eu de nouvelles depuis.

Mais le maître a d'autres informations, sur la deuxième pièce d'ivoire d'Ilectus, pièce qui devait se trouver dans la famille Pisanti. Il a retrouvé la famille et ses descendants, les a observés, et nous dépeint une fresque satanique ou il est question de cérémonies, de dague décorée d'un pentacle, et de réunion en l'honneur de démons. Au milieu de tout ça, Génésius a quand même trouvé la pièce d'ivoire, cachée dans une salle de réunion. Il nous l'a ramenée, et nous voilà donc en possession de notre premier artefact d'Ilectus. Elle passe de mains en mains, chacun s'évertuant à deviner ses pouvoirs. Apparemment, elle contient un sort d'anéantissement des démons.

Finalement, Génésius propose d'envoyer un courrier à l'Alliance de Gênes, et rapproche tout ceci d'Archibaldo. Le moine aurait-il passé un pacte avec des démons, au vu de ses pouvoirs ? Le maître peintre soupçonne même que nous serions manipulés depuis le début, et se trouve rejoint sur le sujet par les théories d'Aliazar, qui pense qu'Archibaldo surveillait Nexus, par l'intermédiaire d'un démon, ou même tout simplement parce que Nexus nous trahissait en sa faveur. Toute cette machination aurait pour but de conquérir les pièces d'ivoire... Tout cela me semble bien incroyable, mais il apparaît que tout peut se tenir..., du moins pour Aliazar et Génésius, qui en sont de plus en plus certains. « Cela suppose que Doissetep soit infiltrée par des espions » dis-je, en ne croyant absolument pas à cette idée. Aymeline répond en me contant la mort de ses parents, mort qui montre bien que Doissetep n'est pas à l'abri d'une trahison.

Aymeline décide d'en référer le plus tôt possible à Doissetep, et Génésius annonce son départ des le lendemain pour cette Alliance, car il préfère en discuter de vive voix avec Potentus, n'ayant que peu confiance en mes compétences de diplomate. Je lui fais remarquer que si je suis un diplomate raté, lui n'est sans doute qu'un artiste raté comme l'a bien dit Gareth. Le ton monte, mais nous nous calmons à l'annonce par Aymeline du fait que Gareth rôde entre Montpellier et Avignon... Sans plus perdre de temps en discussion inutiles, je prends la missive qui a été rédigée par Aymeline et me prépare à partir pour Doissetep.

11 septembre 1197.

De retour à Runes, avec des nouvelles extraordinaires. A mon arrivée à Doissetep, Potentus n'était pas présent, donc je me suis renseigné pour savoir ou il était. Et là, les gens auxquels j'ai demandé des informations m'ont appris que le pontifex Potentus était mort depuis 10 ans, de sa belle mort à 115 ans. Tout a basculé d'un coup. A qui ai-je parlé à chaque fois que je suis venu si ce n'était pas à Potentus ? Perplexe, j'ai rapidement demandé la liste des pontifexes de Doissetep et suis revenu en parler au conseil de Runes.

 

Liste des pontifexes de Doissetep, ainsi que leurs maisons :

  • Axionn : pontifex Maximus
  • Malachius : Mercere
  • Serebus Facto : Merenita
  • Crinion IV : Criamon
  • Lisagehan : Quaesitori Ex-Tytalus
  • Tercius Primus : Flambeau
  • Lupus Morli : Flambeau
  • Misgaretonen : Tremere

Le constat qui s'est imposé à nous, que Génésius et Aliazar avaient déjà ébauché lors d'un conseil précédent, est simple : Nous avons été manipulés depuis le début, depuis les premiers rapports avec Doissetep. Ceci inclut également les quatre quaesitori qui sont venus enquêter ici, mais aussi la mission confiée par le toque rouge, pour aller à l'Alliance de Chamonix. Tout, depuis l'année dernière, n'a été qu'une suite de faux. Nous prenons quelques décisions rapides :

  • Aller fouiller le sanctum de Nexus. Aymeline se résout à participer, et considère que cela n'est pas une entorse à l'ordre d'Hermès.
  • Prendre contact avec Val Negra pour savoir si eux aussi, ont été abusés.

Quelques instants plus tard, nous sommes réunis devant l'entrée du sanctum de Nexus. La porte ouverte, Aliazar décèle un piège à l'entrée, sur la porte, aussi il tente de se téléporter à l'intérieur pour éviter d'être pris dedans. Mais, à l'arrivée, nous voyons une grande épée se matérialiser et le faucher... Il s'extrait de la salle, de nouveau par téléportation, pour tomber à nos pieds, quelque peu blessé. Cela met un point final à notre envie de rentrer dans la salle. Le plus que nous puissions faire, c'est de visionner l'intérieur grâce aux talents conjugués de Génésius et d'Aymeline. Mais cela ne nous apprend rien de plus.

13 septembre 1197. Conseil d'automne de Runes.

Dans une ambiance quelque peu triste, nous décidons que :

  • Isidore, l'architecte, ira chercher un marchand pour l'Alliance, car aucun de nous ne désire se risquer en dehors de l'Alliance pour la saison à venir.
  • Ni Aliazar, Ni Génésius ne partiront pour Doissetep. Eventuellement, ils iront jusque Toulouse pour se renseigner sur une des pièces d'Ilectus.
  • Les défenses de Runes doivent être augmentées au plus vite.
  • Val Negra, et les deux magiciens Maestritus et Incandescence seront contactés au plus tôt afin de savoir si eux aussi ont été manipulés. Aymeline se charge de leur faire parvenir une lettre.
  • Des rumeurs de plus en plus importantes nous avertissent de la tenue de nombreux bûchers d'hérétiques par l'Inquisition.

30 septembre 1197.

Un courrier en provenance de Val Negra nous à été apporté ce matin par une toque rouge. Maestritus en est à l'origine.

« Chère Aymeline, Je vous suis très reconnaissant de prendre de nos nouvelles. Nous avons tous été peinés ici d'apprendre que l'accident de Chamonix provenait d'un complot. Nous sommes mandés, Incandescence et moi-même, par Val Negra, pour faire une enquête à ce sujet. Nous avions effectivement été invités par Potentus, et demandons actuellement des comptes à Doissetep. Nous sommes très inquiets. Nous passerons vous voir à Runes à la fin de la saison d'automne. »

Maestritus