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L’ennemi intérieur - Chapitre 11

sept. 21 2006

Wellentag 14 Sommerzeit

Une fois les sépultures et la bénédiction finies, nous reprenions nos canoës en direction d’Unterbaum. Après deux jours complets sur le Styr, Heinrich se sentait mal à l’aise. Il a insisté pour que l’on finisse les derniers kilomètres à pied par la forêt. Je le comprends car c’est son territoire. Et puis nous étions plusieurs à ressentir une présence ou c’est comme si quelqu’un nous épiait. Personne ne discuta longtemps cette proposition.

En tout cas, je dois bien le dire que cette aventure m’a vraiment permis de renforcer ma foi envers Verena. Tous ces événements et ces rencontres m’ont ouvert les yeux sur ce monde où les différentes influences commencent à bouleverser un équilibre, loin d’être parfait. Mais il a le mérite de laisser une chance à chacun. Avec le Chaos qui progresse, ces manifestations de plus en plus fréquentes et violentes, notre monde évolue sous la joute des pierres distordantes… je me pose des questions aussi sur les mutants. Faut-il les exterminer ? Je ne crois pas. N’oublions pas qu’il peut s’agir d’homme. Est-ce une maladie ? Prenons garde aux humains, à leur esprit néfaste qui a souvent soif d’un grand pouvoir au détriment même de leur propre race. Le danger des hommes est l’homme ! Je suis fier de parcourir les terres avec ce groupe pour notre idéal commun ou notre répugnance du Chaos. J’espère que Verena aussi !

Laissons ces pérégrinations psychologiques à plus tard… Après avoir marché près de 6 heures avec nos canots, nous arrivons à l’auberge où nous avons bien mérité un bon repos. Nos prédécesseurs possèdent maintenant 4 jours d’avance sur nous d’après les dires de paysans. Ce village a vraiment de la chance d’avoir un chef comme Voster, homme droit et loyal, et ce druide Corrobeth qui n’a pas hésité à nous accompagner au péril de sa vie. J’ai du respect pour ces deux hommes.

A l’auberge, on ne peut pas dire que les gars aient mauvais moral. Après quelques bières et un breuvage « vodka », les relations deviennent plus faciles. J’aime ces humains pour leur simplicité à apprécier la vie. Ils sont fascinants et déconcertants.

Nous partons en remerciant le chef et druide du village. Ils nous fournissent des fruits et légumes pour notre voyage. Ils sont l’incarnation même de mon combat. En contre partie, je leur fournis un petit peu d’argent pour les aider à développer la culture et l’accompagnement des jeunes. J’aimerai beaucoup revenir plus tard dans ce village. Un bel havre de paix !

Nous retrouvons les slaves la nuit suivante où la fête fut moins animée mais les traditions respectées avec quelques bouteilles débouchées.

Tôt le matin, un cor retentit et Josep nous explique qu’il s’agit surement des slaves qui doivent se trouver en difficulté. Erefne m’explique que Khorint, Heinrich et Josep avaient légèrement handicapé le bateau des slaves pour mettre en place un plan que seule Sarfat aurait pu imaginer. Je la soupçonne quand même d’avoir suggéré quelques parties. En tout cas, ce plan a le mérite d’exister et nous verrons bien s’il fonctionne à Kemperbad.

Nous arrivons sur le lieu ou le cor retentissait. Les slaves s’étaient échoués sur un rocher à cause de leur gouvernail qui avait cassé… hum ! Josep tente une manœuvre pour s’arrimer au bateau. Khorint et Heinrich utilisent leur grappin. Celui d’Heinrich rate le bateau et nous allons nous écraser à notre tour sur les slaves. Il réessaye de le lancer. Sous la panique, il rate de nouveau son lancer. Heureusement que Verena m’est venue en aide pour aider Khorint a rapproché les bateaux à l’aide de son grappin. Nous avons limité la casse !

Leur gouvernail est hors service et ne peut pas être réparé. En accord avec eux, nous partageons en deux la marchandise pour les aider à livrer à Kemperbad. Nous partons en les trainant…