Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'ennemi intérieur - Chapitre 12

sept. 21 2006

dicté par le capitaine Josep Van Bommel

et rédigé par les soins de Sarfath

Marktag 16 Sommerzeit

Nous revoilà à Kemperbad après avoir trimballé Boris et ses Ruskoffs jusqu’ici. On a décidé de les appeler comme ceci car, malgré leur accent à découper au couteau, on a compris qu’ils venaient d’une région de la Ligue d’Ostermark portant ce nom. Ils sont bien sympathiques quoique bruyants et puis ils nous ont lâché un peu de leur alcool qu’ils appellent « Vodka ». Faut avouer que ça arrache bien ce ratafia. Finalement on a décidé de ne pas pousser l’arnaque sur leurs tronches. De là à dire que je regrette ma décision de l’autre soir…

Backertag 17 Sommerzeit

Les fils de pute ! Ils sont revenus à la charge. Cette cité de merde nous aura porté que poisse et amené que déconvenues. Cette bande de gougnaffiers de la Paume Pourpre ne veulent pas me lâcher. Cette fois ils ont carrément envoyé un enfoiré de sorcier qui n’a pas trouvé comme meilleure idée de psalmodier deux trois conneries sur ma gueule ! Plutôt sur mes mains d’ailleurs. Le pestiféré manuel que je suis devenu hier va être obligé de porter des gants tant qu’on trouvera pas un remède. J’espère que mes elfettes adorées trouveront un remède dans leurs besaces à malice. Tiens à propos, Bénélis m’a flanqué la frousse hier. Elle a tenté de poursuivre les trois maraudeurs et le sorcier qui ont interrompu notre dégustation de cuvée à l’Auberge du Porc Salé. Mais dans sa furie, j’ai bien cru qu’elle allait faire une gentille démonstration de sa magie dans les rues de Kemperbad. Le genre de démonstration qui crame tout sur son passage. Déjà qu’on y a pas que des amis… On en a au fait des amis dans cette ville d’affranchis ?

Bezahltag 18 Sommerzeit

On a retrouvé les traces d’Etelka et de sa bande. Ils ont pris la direction du Nord. On a donc décidé de se rendre à l’Observatoire puisqu’il s’agit certainement de leurs destinations. A vrai dire notre groupe hésite sur leurs intentions. Mais il nous semble clair que le gars de « La Grande Route bosse pour une Société secrète de Middenheim. Et qu’il est venu chercher Etelka afin de retrouver une Pierre Distordante à la Cuvette du Diable. De toute façon, il faut que l’on sache ce qu’il y a « derrière » ces six clefs !

Backertag 25 Sommerzeit

Nous revoilà à l’Observatoire. Les nains ont du revenir depuis la dernière fois car le sémaphore est désormais achevé. Heinrich n’a pas trouvé les traces de nos briscards dans les environs de la Tour. Le soleil est encore haut et nous avons décidé d’utiliser les clefs…

« Prêt les gars ? » demanda Khorint. Nous nous apprêtions à tourner les clefs au même instant. Seule Sarfath avait préféré regarder la scène de loin. Nous acquiesçâmes et les six clefs s’enclenchèrent communément. Heinrich me regardait perplexe ne sachant pas à quoi s’attendre. Je devais certainement lui renvoyer le même regard. J’avoue que ce lieu me filait les jetons.

Krrr…..krrrr……

Un léger mécanisme se fit entendre et les parois circulaires se mirent à tourner autour de notre groupe. Le couloir face à nous, et où se trouvait Sarfath, commençait à disparaître de notre vue. Un clin d’oeil de sa part me fit comprendre qu’elle ne s’inquiéterait pas de rester seule sur place. Après tout c’est nous qui étions en train de se faire enfermer.

Braoummmm.

Les murs cessèrent leur rotation. Erefne illumina la pièce d’une douce lumière magique dont ses mains étaient à l’origine. Etrangement, une impression de sécurité se fit alors autour de nous. Une paroi métallique circulaire nous entourait.

Krrrrrrrr… Krrrr… La pièce se mit de nouveau en mouvement. Mais cette fois ci les vibrations venaient du sol. Nous étions en train de nous enfoncer, la paroi métallique semblant glisser face à nous. Nous descendions d’une bonne dizaine de mètres.

A notre arrivée, un passage apparut dans la paroi donnant sur une grande pièce souterraine. « C’est une sorte de crypte ?» demanda Gadoum peu rassuré lui aussi. Bénélis et Khorint avancèrent dans la pièce, le barbare ayant allumé une torche. Il balaya rapidement les lieux. « Non ça ressemble plutôt à une bibliothèque. » répondit l’elfe. La pièce désormais éclairée se révéla être hexagonale et dans chaque mur se trouvait une niche remplie de bouquins. Et au centre se trouvait trois pupitres portant chacun un livre ouvert. « Ca va les gars ? » demanda Sarfath de là haut. A défaut de se voir, nous savions que nous n’étions pas si éloignés. « Impeccable ma belle ! » lui répondis-je « Encore une bibliothèque et pas de danger en vue. On va remonter te rejoindre en actionnant les clefs. »

Quelques instants plus tard, nous fûmes au complet. Erefne avait alors commencé à identifier les livres ouverts. Les deux premiers parlaient d’astronomie et de conjectures liées à la chute d’une météorite provenant de Morrslieb. En gros cela donnait la date, la nuit d’Hexenstag de l’an 2302, et le lieu de l’événement, les hautes terres du Talabesland près des chutes de la rivière Narne. Et cela remontait à plus de deux cent ans. Le troisième bien plus intéressant se révéla être le journal de Dagmar. Erefne retrouva rapidement le passage où l’expédition pour les Collines Stériles se mettait en place racontant aussi la construction d’un réceptacle de plomb. Une sorte de coffre permettant d’annihiler les pouvoirs chaotiques de la pierre. A la lecture rapide de ces ouvrages, il était clair que Dagmar avait fait de nombreuses recherches sur ce lieu puis s’était rendu aux Collines Stériles pour y récupérer la météorite afin de la garder en sécurité dans son château. Finalement nous avions vu juste puisque notre groupe avait déjà évoqué le fait d’aller au Château Von Wittgenstein.

Deux heures plus tard, Erefne ayant sélectionné quelques bouquins à emporter avec elle, nous décidâmes de retourner à la Maria Johanna. En sortant de la Tour, nous remarquâmes que le soleil n’allait pas tarder à se coucher. Nous arpentions le chemin en direction du bateau lorsque soudain Bénélis nous indiqua la présence de cinq personnes en contrebas. Montant leurs chevaux, il était simple à deviner qu’il s’agissait d’Etelka et de sa bande. Ils nous avaient repérés évidemment. Etelka fit rapidement quelques gestes et instantanément une brume épaisse fit son apparition tout autour de nous. « Merde ! On y voit plus rien » beugla Khorint. « Replions nous dans la Tour ! On verra après. » criai-je au groupe. Nous étions peu éloignés de l’édifice et se tenant les uns aux autres, nous entrâmes de nouveau à l’intérieur. Khorint actionna la trappe puis nous descendîmes dans la pièce circulaire. La trappe se referma derrière nous. Les torches s’allumèrent. « Au moins là y pas de brouillard » remarqua Heinrich. « Même mieux ! On va utiliser l’autre passage qui mène à l’extérieur. Ils n’en connaissent certainement pas l’existence. » lui dis-je. « Et ainsi, on les prendra à revers » conclut Sarfath. Nous traversâmes rapidement les lieux pour se retrouver près de l’autre sortie. « Laissez nous sortir les premières » ordonnèrent les elfes.

Khorint approcha la flûte de la goule et le passage s’ouvrit. Bénélis et Erefne sortirent rapidement suivi du grand guerrier. Je sortis à mon tour accompagné de Gadoum. La première chose que je remarquais fut l’absence de la brume. Je vis ensuite les deux elfes projeter deux boules de feu en direction de nos ennemis. Je remarquai qu’ils n’étaient plus que quatre et qu’un des soldats manquait. La violence des explosions carbonisa deux chevaux et mirent à terre Etelka ainsi que deux hommes. Khorint, la hache à la main engagea le combat. Gadoum qui avait sortit son tromblon dégomma un des soldats. Je décochai aussi une flèche sur leurs groupes et Heinrich qui avait suivi fit de même. Etelka se releva semblant gravement blessée. Elle but rapidement le contenu d’un flacon et hurla : « A moi les hommes ! ». Elle commença à s’envoler en direction de la Tour. Le gars de « La Grande Route » blessé lui aussi commença à fuir claudiquant dans une autre direction. Le dernier des soldats surgit d’un autre côté alors que quatre mutants apparurent aussi à leurs tours. Khorint les engagea au combat accompagné du nain et d’Erefne. Bénélis lança de nouveau une boule de feu sur Etelka qui ne put l’éviter. En plein vol, la boule explosa carbonisant la magicienne qui s’écrasa au sol. Je crois que son sort était réglé. Je laissais tomber mon arc et couru en direction du soldat blessé en sortant mon bâton. Ma première passe le mit à terre et d’un puissant moulinet, je lui fracassais les vertèbres. Heinrich se rua sur le jeune gars, le choppa par les cheveux lui mettant son couteau sous la gorge. « Bouge pas toi ! Tu sais pas qui je suis ! Moi je suis un malade ! » lui hurla-t-il. Vu la tête de furieux d’Heinrich, je crois que l’autre devait pisser dans ses chausses. Je retournai donner un coup de main face aux mutants. Bénélis avait déjà achevé le quatrième soldat et les mutants ne firent pas le poids. Une victoire totale ! Et pas une blessure dans notre camp. Etelka était belle et bien morte dans sa chute. Et encore mieux, nous avions enfin capturé l’homme de « La Grande Route »…

Bezahltag 26 Sommerzeit

Les six clefs nous ont permis de découvrir une bibliothèque secrète souterraine. Et d’après quelques bouquins on a retrouvé les recherches de Dagmar d’il y a deux cent ans au sujet de la chute d’une météorite issue de Morrslieb. Cela explique son expédition aux Collines Stériles. A notre sortie nous attendaient Etelka, Ernst Haydelmann et leurs soldats ainsi que quelques putains de mutos. On leur a réglé leurs comptes et nous avons fait prisonnier Ernst. Il a avoué pas mal de choses. C’est un étudiant en médecine qui bosse pour la Courronne Rouge, une guilde qui l’a contacté à Middenheim. Forcèment ils sont voués au Chaos et Ernst croit que l’on travaille « de son côté » puisque je lui ai montré mes mains. On va essayer d’en tirer le meilleur parti et faut avouer qu’Heinrich lui a bien foutu les jetons. Il est bien mûr là. Et j’en ai remis une couche avant le repas après l’avoir vu en tête à tête.De toute façon il n’a pas le choix. Sa vie ne tient qu’à un maigre fil…