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Chapitre IX_a

déc. 03 2006

Mi-novembre 1198, Rune.

Ils ont finalement réussi à me convaincre de retourner chercher les trésors cachés dans l'arbre. J'ai beau eu rechigner autant que je pouvais (je peux beaucoup !), ça devenait insupportable de continuer à travailler dans une atmosphère pareille. Profitant d'une patrouille, (Ah oui, depuis que nous savions qu'Archibaldo en avait après nous, nous avions transformé petit à petit la bergerie en camp fortifié, le tout sous ma responsabilité. Après les patrouilles, les fouilles-surprises, j'envisageais de mettre en place un système de passeports biométriques, mais la probabilité d'une attaque à fortement diminué depuis qu'on a assassiné le moine, et de toute façon, je n'ai pas trouvé d'imprimeur...). Donc, pendant une patrouille, je suis retourné chercher le sac, à coté de la grange ou est mort Archibaldo. Après, je n'en sais pas beaucoup plus. Le sujet ne m'intéressait pas trop, j'ai jeté le sac dans la salle du conseil, il y a aura bien quelqu'un de l'Alliance pour examiner ce qu'il contient. ... Et j'ai pu retourner à mes études. Ce qui est nouveau, je n'avais pas encore vraiment pris le temps d'étudier ici. Je pense que cela va aboutir à quelque chose de grand.

18 novembre 1198, Rune.

Grande discussion en tête à tête avec Yg, car c'est le seul qui comprend l'Infernum, et ce langage a été utilisé par Archibaldo pour écrire son journal, qu'Aliazar percé à jour en utilisant le monocle qui était avec le journal dans le trésor du moine. En gros, ce livre décrit un chemin partant des appartements privés d'Archibaldo à Avignon, et qui rejoint le reggio de Balthus, par les caves du palais des papes. Je suis surpris que personne de l'Alliance ne se soit aventuré(e !) là-bas, mais une petite voix me dit que ca ne saurait tarder. L'idée à d'ailleurs été évoquée par Aymeline au conseil, mais elle n'a pas trouvé de mages pour l'accompagner. (J'ai bien fait de ne pas assister à ce conseil.)

20 novembre 1198, Rune.

La décision d'envoyer Aude à Toulouse, chercher les écrits de Foilan de Marcillac, a été enterinée. Cette décision fait suite à notre envie de trouver les dernières pièces d'Illectus. Nous en aurons besoin pour nous défendre contre Nausébus. Aude partira sous peu, seule. Garrett reste à Avignon pour l'instant.

30 novembre 1198, Rune.

Une missive de Garrett nous à appris que les quatre créanciers d'Archibaldo ont tous été tués.

20 décembre 1198, Rune.

Finalement, ces quelques mois passés à étudier la magie n'ont pas été aussi productifs que ce que j'éspérais.

21 décembre 1198, Rune, Conseil d'hiver.

Aujourd'hui, nous avons tenu le conseil d'hiver de l'Alliance. Celui-ci a été présidé par Batossaï, car Aliazar n'a pu être présent. (Une vilaine écharde dans l'auriculaire droit semble être à l'origine de cette triste histoire... Aliazar à préféré rester au lit pour ne pas riquer une rechute... Hé oui, on se croit fort parce qu'on fait de la magie, mais en réalité, nous, les magiciens, sommes des hommes comme les autres...). Pour le conseil, plein de sujets ont été abordés :

La défense de l'Alliance : Ni les patrouilles, ni les gardes forestiers n'ont signalé un quelconque mouvement de l'ennemi ! Nous envisageons de relâcher notre attention, car rien ne semble indiquer que nous soyons une cible prioritaire.

L'étude de l'aura qui nous entoure : Aitzöl prend la parole, pour nous parler du reggio féérique dont il a localisé l'entrée en haut de la cascade, au niveau de la pierre runique. Mais il n'a pas pu le pénétrer, l'entrée est difficile, et il faudrait que nous nous y mettions à plusieurs, ce qui n'est pas urgent aujourd'hui.

L'intégration de Aitzöl : Batossaï ayant accédé à une demande des paysans, il construira une petite église, ainsi qu'un laboratoire et une chambre pour Aitzöl, afin que celui-ci puisse s'installer et réaliser ses études à Runes.

Quelques nouvelles de Aude : Elle a passé en revue l'ensemble des ouvrages de Foilan de Marcillac disponibles à Toulouse. Un seul lui manque, une autobiographie qui a été empruntée par un notable, Théodore de Calais. Aude n'ayant pas une prestance suffisante pour discuter avec un érudit, je suis désigné par le conseil pour aller rencontrer cet érudit. Mais ce ne sera pas de suite, il fait trop froid pour sortir de Runes. (Quand je disais que nous étions des hommes comme les autres...)

Aymeline continuera son étude du cristal de géant jusqu'à la fin mars 1199. Elle ne veut pas en parler pour l'instant.

Nous allons chercher à rencontrer David de Symil, à Montpellier ou il vît actuellement. C'est la meilleure piste que nous ayons pour engager un chevalier capable de diriger la bergerie. Son passé est mystérieux, il aurait fui d'un château détruit on ne sait trop comment, mais la cause de cette destruction aurait à voir avec la sorcellerie. Un chevalier... sans blason, sans écu, mais un chevalier tout de même, donc un noble.

Profitant du voyage pour aller à Montpellier, nous passerons à Nîmes, avec bon espoir de trouver une pièce d'Illectus, dont la trace mène au monastère de Saint-Augustin.

Garrett va revenir à Rune. L'épisode avignonnais de l'Alliance est terminé.

24 décembre 1198, veille de Noël.

Il va falloir affronter le froid et l'hiver sur les routes. (Bein finalement...) Nous partirons cette après-midi pour Montpellier. Le groupe est formé des mages Batossaï et Hugues, de Eudes, Raymond et Guillaume pour nous garder, de Cunégonde en cuisinière et de Jorund pour tous les achats et ventes à réaliser.

25 décembre 1198, sur la route.

Je vous souhaite un joyeux Noël à tous, de la route de Montpellier.

30 décembre 1198, Montpellier.

Nous avons atterri dans une petite auberge fort agréable, en cette fin d'année. La mode y est aux joutes verbales, et notre cible, David de Symil, excelle dans ce jeu. C'est pendant quelques heures un véritable plaisir de regarder les conteurs échanger des bribes de leurs vies, et s'affronter en paroles. A la fin des duels, David de Symil est proclamé vainqueur, et nous arrivons à l'arracher quelques minutes à l'assistance pour lui exposer nos plans. Le chevalier est d'accord pour venir visiter la bergerie à la fin de l'hiver 1198, c'est à dire dans trois mois, au plus tôt, car il a encore quelques détails à régler avant de nous rejoindre. Mais l'idée lui plaît. Ce qui est de bon augure. Il ne nous reste plusqu'à attendre la venue du printemps. (En espérant que ca caille un peu moins !)

15 janvier 1199, au monastère de Saint-Augustin.

En revenant de Montpellier, nous avons fait un crochet pour passer par Nîmes, en suivant la piste de Frère Mamert et la pièce d'Illectus qu'il a possédé. C'est un gros moine qui nous à ouvert la porte du monastère de saint-Augustin. Il a suffi de lui dire que nous venions pour prier, et nous avons tous été accueillis dans l'enceinte, à l'exception de Cunégonde, qui nous attendra en ville avec Jorund. Ce dernier n'apprécie guère la compagnie des moines.

Il nous a fallu quelques minutes pour localiser l'ancienne chambre de Frère Mamert, quelques heures pour pouvoir y entrer et la visiter sans que les moines ne nous surprennent, et quelques secondes à Garrett une fois à l'intérieur pour dégager un parchemin caché derrière une pierre branlante. Ce parchemin était signé de Frère Mamert, et, à la lueur de Yg, nous sommes parvenus à voir que le moine aurait caché la pièce "prés de ma source, là ou j'aimais me recueillir".

16 janvier 1199, toujours à Nîmes.

La source désigne, pour tous les moines, le calvaire placé devant le monastère, calvaire construit sur une source qui alimente le coin en eau. (Ca a l'air de coller assez bien avec ce qu'on pouvait s'imaginer pour une source). Au matin, nous nous retrouvons tous à prier devant ce mystérieux calvaire. Tous, ou presque, car deux gardes, Guillaume et Raymond, en profitent pour entamer une partie de cailloux, qui finit en pugilat. Du coup, on a l'air un peu ridicules à prier alors que les autres se battent comme des chiffonniers. Eudes, plutôt que de les séparer, propose aux badauds attroupés de prendre leurs paris. (!!) C'en est trop, nous faisons demi-tour pour prendre la direction du retour. Le voyage n'a pas été couronné de succès, mais par contre j'en connais deux qui vont bouffer du pain sec pendant quelques semaines...

17 janvier 1199, Toulouse avec Aude.

Plutôt que de rentrer immédiatement à Rune, un petit voyage à Toulouse devrait me permettre d'obtenir quelques renseignements sur l'autobiographie de Foilan de Marcillac. Suivant la piste ouverte par Aude, je cherche à joindre Théodore de Calais. Mauvaise surprise, celui-ci à été assassiné quelques jours plus tôt. Difficile d'entrer en communication avec un mort... Rien d'intéressant chez lui, et plus particuliérement, pas de livre. Mais à la bibliothéque, j'obtiens deux noms qui semblent en rapport avec l'autobiographie de Foilan de Marcillac :

Maître Martin, un tailleur qui aurait l'âme d'un érudit.

Monsieur Cronius, un érudit coléreux qui aurait un peu brusqué un moine copiste en s'apercevant que l'autobiographie n'était pas disponible à la consultation.

Ces deux personnages ont cherché à emprunter l'ouvrage de Foilan. L'enquête que je mène avec circonspection me conduit alors dans une petite échoppe de la ville rause. (Ouais, ça se prononce 'rause' et je ne changerai pas d'avis !) Là, un tailleur agréable, mais au demeurant très commerçant, commence par me vendre un costume, pour 10 livres. Le temps qu'il prenne les mesures, j'apprends qu'il n'a pas eu le livre qu'il désirait, mais qu'il n'est pas pressé, et qu'il retournera l'emprunter plus tard. Le personnage semble bon, je le crois honnête et ne demande pas de précisions. Il faudra tout de même que je repasse d'ici un mois, une fois le costume réalisé. Me demander de repasser, il fallait le fer ! On verra cela plus tard. Mais bon. Je pense que je m'éxécuterai, l'étoffe est belle et douce au toucher. A l'inverse, aucune info sur monsieur Cronius, personne ne semble le connaître, et je n'ai pas envie de retourner chaque pierre de la ville pour le retrouver. Cela attendra, je reprends la direction de l'Alliance, et pis voilà.

23 janvier 1199, Rune.

Je suis rentré discrêtement, et me suis attelé au travail, sans rien dire à personne.

02 février 1199, Conseil à Rune.

Les autres mages ont fini par découvrir que j'étais revenu... sans la pièce d'Illectus. En plus, je me suis fait reprendre pour avoir dépensé 10 livres. C'est trop cher pour un costume. J'ai adopté une position humble, j'ai laissé dire. Quand je pense au prix du matériel de peinture du maestro, je bous. Bref, conseil.

Toulouse et monsieur Cronius : Il a été décidé par le conseil que je retourne à Toulouse, mais avec Garrett et Jorund. Garrett, qui a quelques contacts avec la faune locale devrait, plus facilement que moi, trouver des renseignements sur M. Cronius. Jorund ira négocier le prix de mon nouveau costume, 10 livres étant trop cher. (Je vis avec des rats, c'est pas possible !)

David de Symil : (Je me demande un peu combien il va nous couter en vêtements, celui-là. Si ca dépasse le budget, ca va gueuler dans la chaumière !). Nous l'attendrons pour le début du printemps, autour du 21 mars.

Le cristal du géant : L'étude de la Quaesitori a bien avancé. L'objet est lié au froid, et contient un pouvoir offensif certain. Il reste à trouver le moyen d'invoquer la puissance. Aymeline a bon espoir d'y parvenir avant la fin de la saison.

05 février 1199, départ pour Toulouse.

Avec Jorund et Garrett, nous voilà partis pour rejoindre Aude et Toulouse.

07 février 1199, Toulouse.

Garrett préfèrant travailler seul dans les bas-fonds de Toulouse, j'accompagne Jorund pour négocier le prix de mon costume. La discussion est acharnée, mais on obtient un rabais. (Ce sera toujours cela d'économisé sur le prêt que je vais devoir contracter pour rembourser l'Alliance...). J'essaie le costume, il me va bien.

08 février 1199, Toulouse.

Garrett est revenu hier soir porteur de bonnes nouvelles : Après avoir contacté la guilde des voleurs locale, il a trouvé quelques renseignements. Monsieur Cronius est devenu en quelques semaines, un concurrent de la guilde, franc-tireur de surcroît, et du coup, un ennemi des voleurs locaux qui veulent bien nous aider à en débarrasser la ville. Garrett à bien monté le plan, on aura une petite équipe de voleurs qui se chargent de l'affaire... en échange d'un bon moment avec Aude, c'est ce qu'à négocié Garrett. A première vue, Aude n'est pas d'accord. Ca sent un peu l'embrouille.

Mais ce qui est incompréhensible, c'est de comprendre pourquoi un voleur s'intéresse à l'autobiographie de Foilan de Marcillac ? Bah, nous verrons demain soir, je ne suis même pas sur que ce monsieur Cronius soit le coupable.

09 février 1199, de retour des faubourg de Toulouse.

Pitoyables !!! On a été ridicules sur toute la ligne, surtout les voleurs ! Enfin, eux ils reviendront pas se plaindre avec ce qu'ils ont pris dans la tête. Monsieur Cronius... C'était Potentus... Ou Nausébus, aussi. Il a carbonisé les voleurs d'une boule de feu quand ils sont rentrés dans son appartement, m'a refilé la lèpre avec un sort pourri, et s'est barré avec le livre, sous le forme d'un souffle de vent... Pitoyables, je disais... Sauf Garrett et Aude, qui, eux n'ont rien eu.

10 février 1199, Rune.

Retour à Rune, avec Garrett, Aude et Jorund. En plus du costume à 8 livres, ca va nous couter 5 pièces de virtus à Doissetep pour me guérir de la maladie. Je pars dans la foulée de la prise de cette résolution. La maquette qui doit orner la salle du conseil est terminée.

12 février 1199, Rune.

Guéri !

20 mars 1199, Rune.

David de Symil est arrivé aujourd'hui, en armure blanche et bleue. (Bon, c'est moins joli que mon costume, mais il faut reconnaître que c'est pas trop mal pour un chevalier). Après lui avoir fait visité le domaine, nous passons un accord. Il prend la direction de la Bergerie, en tant que seigneur, et nous nous chargeons de la 'spiritualité' des brebis. Son passé est trouble, il nous en parle... Il a longtemps fréquenté une alliance aujourd'hui disparue, celle de Kelbaïs. Or, d'après nos connaissances, euh, plutôt d'après celles d'Aliazar en fait, Kelbaïs a disparu il y a plus de 150 ans. David de Symil est un fantôme, mais il maitrîse tant son art de dissimulation, que personne ne s'en était aperçu parmi nous. Une présentation à la turbula suit, et comme tout se passe bien, nous terminons sur un banquet.