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L'ennemi intérieur - Chapitre 15

janv. 30 2007

20 Vorgenheim au petit matin…

« Nuln ! Merde je suis encore à Nuln.»

Ce fut la première de mes pensées que j’eus à mon réveil ce jour là. Me levant, je regardais par le hublot de ma cabine me rappelant alors les événements de la veille au soir. Nous étions bien le jour de Festag, le 20 de ce mois. Et ce soir la fête aurait bien lieu dans le quartier universitaire. Mais au moins il n’y avait plus rien à craindre de ces foutus rats…Cela faisait déjà un peu plus que deux semaines qu’on vaquait dans la Cité du Sud. Et nous n’avions pas trouvé mieux à faire que de foutre notre nez dans la merde. Mais après tout, avec notre réussite habituelle, on allait en tirer certainement des bénéfices.

On avait débarqué à la fin de la deuxième semaine de Vorgenheim et j’avais expliqué aux autres qu’il faudrait repartir au plus tard le mois prochain si on ne voulait pas rater le Carnaval de Middenheim. Cela nous avait laissé pas mal de temps. Et pour la plupart d’entre nous, avoir du temps c’était s’apporter des emmerdes supplémentaires.

M’ouais, ça aurait pu mal tourner quand Bénélis nous a fait sa crise d’autorité dans la soute de la Maria. Bordel, Quentin Fidussier était certes « le bon gars » dans l’histoire mais il avait été fort difficile de lui faire admettre que je n’étais pas cet enculé de Kastor ! Qu’est ce qui je pouvais moi, si cet olibrius s’était fait embarquer sa fille par Lieberung et la Main Pourpre ? Et puis c’était bien Fidussier qui avait engagé Kuftos pour buter mon double ! Bref comme on avait repeint en rouge les murs de l’auberge, de toute façon partie en fumée, il avait bien fallu négocier pour ne pas payer les pots cassés. Un pis-aller certes mais le marché avec Quentin nous a tous sauvé la face. Et puis si on lui ramène sa tendre gamine, n’est ce pas ma petite Sarfath adorée, n’en sera t-il pas plus heureux et ne nous rendra-t-il pas nos thunes au centuple ?

Une fois ce problème réglé, il n’avait pas fallu oublier nos deux principaux soucis. Partout où nous foutions les pieds, une certaine émergence du Chaos était en cours. Et puis il y avait aussi ces enfoirés de Skavens.

Erefne avait été claire sur des tas de points.

Depuis notre départ du château, à la lecture des différents documents trouvés, la magicienne avait compris que Margritte avait bel et bien utilisée de la poudre de Pierre Discordante afin de mener ces expériences et ramener un mort à la vie. Elle en avait aussi fourni à l’ignoble Docteur Rousseau, son « amoureux », pour qu’il l’incorpore à son terrible tord boyau soulageant ainsi les mutants du village. En échange la cadette des Wittgenstein pouvait récupérer des cadavres ou même pire, des villageois vivants pour ses expériences. Le charnier fut la preuve de ses ratés. La lettre de Gothard était tout aussi explicite. Il vivait désormais à Middenheim et avait l’air de s’amuser comme un petit fou. Visiblement Slaanesh et le sexe était son fort. Un bon chaotique ! On avait donc décidé de le retrouver et de finir le nettoyage familial.

Erefne s’était de plus beaucoup renseignée auprès de l’école de magie et, aidée par sa sœur en contact avec Hélèna, la grande prêtresse du temple de Véréna, avait trouvé un bouquin parlant de l’avènement des Skavens. Ces saloperies de mustélidés vouaient un culte à leurs grands « Rat Cornu » et récupéraient de partout où ils le pouvaient des Pierres du Chaos. J’avais pas tout saisi mais il s’était passé des événements terribles en Tillé et dans la cité d’Abjectalie quelques siècles auparavant. Et plusieurs événements nous laissaient penser que des Skavens pouvaient traîner dans le coin.

Heureusement nous avions rencontré Helmut Katz, un chasseur de rats. Ce dernier avait pu capturer trois Skavens, dont un « shaman » au pelage blanc aux environs de la ville. Malheureusement il ne les a pas gardés longtemps dans son entrepôt. On a donc supposé que d’autres de ces créatures les avaient libérés, profitant au passage pour exterminer toute l’équipe de ce pauvre gars. Et donc qu’en conséquence, une menace Skaven planait sur la ville. En fait il aurait fallu plutôt dire sous la ville…

On avait alors embauché Katz pour découvrir ce qui se tramait dans les égouts de la ville. De nombreux rats y pullulaient et des manifestations de peste s’étaient même déclarées. Erefne et moi même pensions bien que quelque chose se tramait pour la prochaine fête de la ville. Une sorte de fête d’étudiants dédiée aux rats. Une fête qui aurait bien pu se transformer en « rat race».

Où en étais-je ? Ah oui ! Si on oubliait la sortie au bordel de luxe avec Weissenegger et notre rencontre avec la délicieuse Sofya, nouvelle fréquentation féminine de Khorint l’entraînant visiblement dans des soirées privées à la gloire de Slaneesh, la prêtresse de Véréna nous avait demandé d’enquêter sur une possibilité d’épidémie de peste. Encore une fois, la piste de la maison source où des cadavres de pestiférés avaient été retrouvés nous avait de nouveau ramené à la piste des Skavens.

Il nous avait même fallu débaucher Heinrich qui s’était bêtement pris au rôle de commis à la vieille auberge du port touristique. Je lui avais demandé de bosser sur place pour surveiller les faits et gestes d’un gars voulant nous y rencontrer : un certain Armin Jagër. Ce type avait voulu des nouvelles d’Etelka Herzen car ils avaient été amis de par leur passé estudiantin. Il avait été servi puisqu’on lui annonçait sa mort. Volontairement nous n’avions pas voulu lui en dire plus puisque de notre côté on cherchait toujours des indices sur l’hypothétique maître « sombre » d’Etelka et de Johannes Teugen. Pour l’instant ce gars ne payait vraiment pas de mine et ne nous apporta pas grand-chose sur le sujet. Mais bon on ne savait jamais….

Les caves de la maison source, un entrepôt de bon vin, nous avaient bel et bien révélé un passage creusé par des Skavens. Aidé de Katz, notre petit groupe a décidé d’inspecter ces galeries. Et très rapidement nous découvrions ce qu’entreprenaient ces foutues bestioles. Un village d’une centaine de créatures ainsi qu’une énorme machinerie projetant fumée et pompant de l’eau au sol se trouvaient en plein milieu d’une immense caverne souterraine. Les rats semblaient être aidé ou dirigé par un vieil homme à l’aspect ombrageux. Ce dernier était en discussion avec le rat au pelage blanc.

Mais se demander ce qu’ils foutaient n’avait pas été notre principale préoccupation. On quitta rapidement les lieux afin d’alerter les autorités avec les différents appuis que nous nous étions faits en ville. Il fut facile à Bénélis de convaincre Hélèna qui se chargea d’alerter son ordre et celui de Sigmar. Très rapidement un commando se mit en place, dont nous faisions parti, avec à sa tête le Répurgateur Mark Von Krieger que certains d’entre nous avaient déjà croisé à Grissenwald.

Cette rapide intervention fut une quasi réussite. Seul le shaman Skaven s’était enfui. Le reste des créatures furent tués et le vieil homme capturé. Il s’agissait du Professeur Théodosius, l’auteur du livre référence sur les Skavens qu’avait lu Erefne. Ce dernier avait passé un pacte avec les rats afin de prendre le contrôle de la ville. Le principe consistait à envoyer de la poudre de Pierre Discordante à l’aide de la machinerie. Ainsi le shaman aurait pu invoquer un puissant rituel dévastateur. Pour cette haute trahison, Théodosius allait être jugé et finirait certainement la corde au cou. Tant pis pour lui. Qui se couche avec les chiens, se réveille avec des puces !

Hier soir nous avions donc mis fin aux plans machiavéliques des Skavens et du Professeur qui n‘avait pu voir sa conclusion au cours de cette nuit…

On méritait donc bien un bon repos.

21 Vorgenheim

On en a profité hier soir pour faire un peu la fête et boire quelques coups dans le quartier étudiant. Erefne a participé en tant que spectatrice à la remise des diplômes. Elle a surtout participé, sous la direction de Von Krieger, à l’arrestation d’étudiants qui avaient collaboré avec Théodosius. Demain la Duchesse Elisabeth Von Leibniz nous a invité à une petite sauterie pour nous remercier officiellement de nos actions. De mon côté je suis allé faire un tour chez les Confrères Bateliers du Reik histoire d’avoir un peu plus de nouvelles sur le Carnaval de Middenheim. J’ai eu l’honneur d’être admis parmi eux et possède enfin cet anneau orné d’une aigue marine reconnu par l’ordre. Je l’ai donc mis à l’index de ma main gauche comme cela se fait. La classe !

22 Vorgenheim

Ces réceptions officielles sont assez ennuyeuses et vraiment pas dans nos habitudes ! Encore que certaines d’entre nous avaient su être parfaitement à l’aise. Autant cela ne m’avait pas étonné de la part d’Erefne, autant je fus surpris que Sarfath sut y faire avec les nobles et autres culs péteux. Encore un de ces talents qu’elle nous cache… Les hommes du groupe furent nommés Capitaine d’honneur de la garde de Nuln et il fallait voir l’immense fierté de Gadoum à cette annonce. Les filles eurent quelques présents. Erefné et Sarfath reçurent un coffret chacune. Tandis que Bénélis n’eut que les félicitations de la Duchesse et de la grande prêtresse de son ordre. Notre pauvre elfe, dans sa naïve vision de la bonté humaine, n’en demandait pas plus. Ca me rendait dingue ! Parmi les invités, j’eus le plaisir de recroiser Fidussier. Je lui renouvelais mon engagement lui expliquant que nous avions enfin décidé de quitter la ville. De son côté il n’avait rien appris de nouveau sur les agents de la Main Pourpre locale. Je profitais aussi de l’occasion pour demander à Mark une lettre de recommandation auprès de l’Ordre des Chasseurs, guilde qui s’occupait de donner leurs licences aux Répurgateurs. Krieger me conseilla de me rendre à Altdorf afin de rencontrer l’Ordre et me donna avec plaisir la lettre cachetée de son sceau.

23 Vorgenheim

Hier soir on est retourné au tripot de luxe, Khorint voulant une nouvelle fois rencontrer Sofya. Celle-ci ne souhaitait pas voyager avec nous jusqu’à Middenheim. Dommage car une prêtresse de Slannesh dans nos bagages, cela nous aurait peut être arrangé la tâche. Ou peut être l’inverse… Par contre j’ai passé un sale moment. Moi qui allait au tripot juste pour accompagner mes potes Khorint et Heinrich sans tomber dans la facilité de me payer une putain, j’eus la malchance que Sarfath nous accompagne. Le pire c’est qu’en fin de soirée on est resté plus que tous les deux. Je pensais qu’à la vue de l’ambiance chaleureuse des lieux, il allait peut être se passer un truc mais je n’osais rien faire, pétrifié du fait qu’on se trouve dans une maison dite « peu convenable ». Mais le pire c’est que cette petite maligne s’est mise à mater les gonzesses ! Et là j’ai pas su quoi penser. Soit elle s’amusait comme une petite folle à me faire tourner en bourrique pour que je n’ose pas aller plus loin. Et ça me rend fou car je ne sais plus trop quoi penser sur ses sentiments. Soit elle est vraiment attirée par les femmes mais je n’ose même pas y croire. Déjà que Bénélis est grave ambiguë sur ce sujet ! Ben ouais, c’est Khorint qui m’a avoué l’avoir capté en train de chauffer Siegried à Wittgendorf. Bon d’un autre côté il m’a aussi avoué s’être tapé Bénélis dans les bois ce soir là ! Donc je me demande si il n’avait pas trop tiré sur la boutanche sur ce coup. Avec tout ce qu’il me raconte comme histoire hallucinante je sais plus si c’est du lard ou du cochon. Et c’est le cas de le dire.

Bon bref je verrais bien mais vraiment je me rends de plus en plus compte de mes sentiments envers la petite…

3 Nachgenheim

Enfin notre dernier jour à Nuln ! Demain on quitte le Sud pour se rendre à Altdorf, puis Delberz afin d’y laisser le bateau pour continuer notre route direction Middenheim. Durant quinze jours on a vaqué à nos occupations. Erefne a du finir d’éplucher quelques bouquins de sorcellerie à Nuln. Sarfath et moi avons fait quelques allers retours entre Nuln et Grissenwald pour faire du commerce et gagner quelques couronnes supplémentaires. Bénélis s’est rendue à Wittgendorf pour établir un hôpital de campagne. On la récupérera au passage. Les autres ont du passer leurs temps à boire ou à s’entraîner au combat… Pour ma part j’en ai profité pour commencer à me mettre à la cartographie. En plus cela me permet d’apprendre quelques mots importants pour le navigateur que je suis.

21 Nachgenheim

Et voilà c’est fait !

Heinrich, Khorint et moi-même sommes devenus des apprentis Répurgateurs. Au début j’avoue que je n’étais pas très chaud pour me lancer là dedans. Ni dieu, ni maître comme on disait de par chez moi Disons que j’avais un peu branché Mark histoire de « placer » Heinrich. C’est vrai quoi ! Un gars de notre groupe autorisé à buter du mutos, ça le faisait sévère. Bon certes, Heinrich s’en foutait carrément comme de son septième lapin mais lui tant que je lui disais « on y va », il y allait. Mais fallait bien l’avouer, je considère ce gars comme mon frère et je pouvais pas le laisser s’embringuer seul là dedans. La moindre des choses que je pouvais faire, c’était de tenir au moins ma parole. Et tant pis si ça faisait bien marrer Sarfath. Pour une fois son avis passera en second !

La séance d’intronisation fut fort sympathique. Elle s’est déroulée dans le bâtiment de l’Ordre des Chasseur attenant au Grand Temple de Sigmar. Karl Heinz Von Bauer nous a reçu et nous a donné à chacun d’entre nous un objet portant une gemme caractéristique de l’Ordre et permettant d’être reconnu comme étant un Répurgateur officiel. Khorint a eu un bracelet de force, Heinrich un protège bras en cuir et moi une bague que j’ai mis à l’annulaire de la main droite. En plus un prêtre magicien est enfin arrivé à contrer cette foutue malédiction qui avait colorée mes mains en rouge. Cela faisait des mois que je ne quittais plus mes gants en public. Pas très pratique. Bref on va pouvoir faire du bon boulot tranquille. A nous les petits mutos et autres créatures du chaos !

25 Nachgenheim

Nous quitterons Delberz demain matin. On acheté quelques chevaux et une carriole car la plupart d’entre nous, dont votre serviteur, ne savent pas monter à cheval. Le bateau restera au port ainsi que quelques affaire laissées auprès du maître d’Erefne.

Attention Middenheim nous voilà….