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L'ennemi intérieur - Chapitre 28

févr. 18 2008

« Karak-Kadal…» Erefne pointait son index vers la cité en contrebas. « ………exactement comme dans la gravure que j’ai consultée à Nuln. » finit elle. « Enfin presque, si on enlève le fait que les bâtiments sont en ruines. » ajouta Sarfath. « Pas tous. Là bas au centre,» remarqua Heinrich « regardez.»

En effet ! Nous nous tenions au bord d’une cuvette naturelle entourée des vastes sommets déchiquetés des Montagnes Noires. Dans ce village à l’aspect désertique, tout semblait dévasté comme après la bataille. Tout sauf un unique bâtiment, un dôme légèrement brillant tranchait dans ce décor désastreux. A l’aspect certains d’entre nous reconnurent le style d‘un temple et Gunter confirma que ce lieu avait été édifiée à la gloire de Sigmar. Nous touchions peut être au but. La Passe du feu noir nous avait amené jusqu’ici. Pas sans encombre malheureusement. Durant les longues heures à marcher péniblement dans une neige assez haute, nous avions accumulé énormément de fatigue pour nous mouvoir et pour lutter contre le froid. Pour ne pas arranger l’état des troupes, des gobelins, certains montant même des loups, nous avaient attaqué. Ils y laissèrent certes leurs peaux mais quelque uns d’entre nous furent blessé. Alexander le fut même gravement mais la magie de Bénélis le soigna proprement. Il fallait ajouter à cela une étrange rencontre avec une créature ailée monstrueuse munie de puissantes griffes et d’une large gueule. Les elfes parlèrent de Manticore mais il fallait avouer que la bête était inconnue à mon bataillon. Elle tenta à maintes reprises d’empêcher notre progression en faisant quelques embardées sur notre cortège. Nous eûmes beaucoup de difficultés à lutter contre elle. Elle devait pesait plus qu’un bœuf et en faisait quasiment la taille. Et malgré cela elle se déplaçait dans les airs avec une facilité déconcertante. Khorint et Gadoum arrivèrent à la blesser suffisamment pour qu’elle abandonne ce manège et prenne la fuite.

Bref notre troupe était dans un sale état et il devenait plus que nécessaire de trouver un lieu pour se reposer. Le temple ferait parfaitement l’affaire.

Nous descendîmes le long du chemin et entrâmes dans la cité. Une légère brume au sol nous avait masqué l’horreur des lieux. Une quantité invraisemblable de squelettes s’éparpillaient de toute part. A leurs équipements nous comprîmes que c’étaient des soldats. Des goblinoïdes, des nains et des humains…Visiblement ce lieu avait du être le siège d’une de ces grandes batailles passées. Je sous entend bien sûr, de celles de l’époque de Sigmar. Il était impossible de ne pas marcher sur les restes d’une armure ou sur quelques ossements peu reconnaissables. Vous comprendrez alors que mon légendaire mal à l’aise fit irruption. Et comme un malheur ne vient jamais seul, le ciel s’obscurcit soudainement et le calme laissa place à un vent tourbillonnant. Au dessus de nos têtes le spectacle semblait irréel. Les vents se faisaient violement sentir et une nuées sombre se forma dans les cieux. De nombreux bruits métalliques commencèrent à se faire entendre et des soubresauts commencèrent à animer les cadavres osseux. Putain de nécromancie. Les squelettes se réanimaient assez rapidement, s’armaient de toute part, et leurs airs belligérants ne présageaient rien de bon. Très rapidement un cercle se fit autour de nous. Des dizaines, puis des centaines…

« Vite tous au temple ! » hurla Khorint sortant sa hache en moulinant de tout côté. Je l’imitais lançant mon piolet télescopique au hasard fauchant une demi douzaine d’adversaires. J’entendis derrière moi les deux sœurs elfes psalmodier et incanter. Soudain une onde de choc très puissante frappa nos adversaires les repoussant à une dizaine de mètres du centre de notre groupe. Encore une fois, leurs puissantes magies allaient nous sortir de ce mauvais pas. Je vis Erefne concentrée comme jamais. Certains comprirent qu’il fallait qu’elle se déplace en direction du temple. Prudemment tout le monde se regroupa autour d’elle et nous avançâmes mètre après mètre. Arrivés devant les larges battants, nos ennemis tenus à l’écart, il fut impossible de les ouvrir. Après quelques instants de réflexion, je proposais à Gunter de prier pour le salut de Sigmar. Et cela fonctionna. La nébuleuse stoppa net au dessus de nos têtes et les squelettes redevinrent inertes. Les portes s’ouvrirent vers l’intérieur pour laisser place à une vaste nef.

Les lieux étaient déserts.