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Nouveau set de dés pour le dK2

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Le 15-10-2011, par FX

Quand nous étions petits, que ce soit avec les jeux de plateau ou même les livres dont vous êtes le héros, nous ne connaissions que le d6. Quand j’ai débuté le jeu de rôles, comme beaucoup je me suis émerveillé de ce choix polyédrique et j’ai eu ma période de collectionnite de dés. Le fameux d100 en forme de bille de billard. Le d30, guère plus anguleux au final. Le d20, bleu et rouge à la Torg. Les d10 et ainsi de suite. Comme le rôliste aime se distinguer, forcément je ne pouvais qu’exécrer le manque d’originalité du d6. Pour le d20, ce désaveu me vient de tous ces jets faits à D&D et puis après avec le d20 system, où je pouvais aussi bien rater une action que la réussir brillamment. Ayant surtout joué dans les bas niveaux, j’ai appris le sens du mot hasard, et pas sous les meilleurs auspices.

J’ai fait plusieurs systèmes avec le d8, le dé qui me fascine le plus. Comme le dé 6, son empan est suffisamment réduit pour permettre un calcul de dégâts ou un jet sur une table. Mais il contient assez de hasard pour ne pas être obligé d’en lancer une brouette. C’est le dé milieu de gamme dans Savage Worlds, et ce n’est pas un hasard : il offre l’amplitude sans rendre la chance trop prégnante.

Pour en venir au sujet de cet article, le Dk, l’utilisation du d20 me rapellait par trop mes déboires de niveau 1 à être obligé de faire des 20 à la queue-leu-leu pour toucher un monstre, et des combats qui n’en finissaient pas. N’insistez pas, ce dé n’est plus pour moi. Et si je maîtrise Savage Worlds, c’est en partie parce qu’on y croise pas de dé à vingt faces. Mais le dK2 a des atours tout de même bien agréables, notamment la gestion des pouvoirs où il enfonce SaWo à tous niveaux. Du coup, je me suis demandé quelle combinaison de dés je pourrais utiliser pour faire 20 à la place d’un d20. Depuis le Basic RPS et GURPS, on a la structure 3d6 qui fonctionne, même si elle ne va pas jusqu’à 20. Il y a aussi la variante 2d10, qui me plaisait plutôt avant de repenser à mon d8 placé sur son piédestal, et à toutes les utilisations que je pourrais en faire.

La formule finale à laquelle j’ai pensé peut paraître compliqué de prime abord : 2d8 + 1d4. si vous faites le compte, on arrive à 20, ce qui est plus juste que le tirage à 3d6, et avec un base de départ identique (3). Néanmoins, le d4 n’est pas jeté, il est transformé en indicateur situationnel, une valeur de 1 à 4 qui indique comment la situation est favorable pour le groupe. Très défavorable 1, et très favorable 4. A la manière d’un poker hold’em, le jet de 2d8 est complété par le dé commun, sur lequel repose une bonne partie des bonus/malus classiques. Cet indicateur introduit en outre une notion de moral : si les joueurs enchainent les succès au dé dans une bataille, l’indicateur va grimper d’un cran. A l’inverse, s’ils ratent attaque sur attaque, il va les pousser vers la chute.

Reste les 2d8 lancés par le joueur. avec une moyenne de 9, les stats de la feuille de personnage sont favorisés. Pour diminuer le nombre de jets autant que pour augmenter leur cohérence, j’utilise la technique classique du choix du meilleur dé pour remplacer les lancers de d6. Par exemple, pour utiliser un pouvoir, au lieu de lancer FDd6 pour les points d’énergie, je prends le dé le plus bas, et je le multiplie par le FD. Ainsi, si vous faites un jet minable, soit c’est un gros sort, et vous le ratez, et ca ne vous coute pas beaucoup en énergie, mais on l’explique arce que vous n’avez pas réussi à diriger votre puissance où il fallait. Et si vous faites un super jet, vous paierez peut être plus qu’avec un lancer de d6, mais on l’explique aussi par le fait que vous avez donné tout ce que vous pouviez pour faire le meilleur sort possible, et donc que vous êtes épuisé. En gros, ce système met en relation la réussite et l’effort pour atteindre cette réussite. Et pour les combats, le joueur est toujours content de pouvoir envoyer du 7 ou du 8 sur ses dés de dégâts quand il a fait un super jet. Ce procédé garde l’esprit du dK2 de jet sans marge tout en intégrant une notion de « plus tu fais un gros jet et mieux ca marche ».

Evidemment, les d8 ne remplacent pas les Krasses, et ne le doivent pas. Mais comme je n’utilise pas les Krasses, ça ne me dérange pas. Comment, je joue au dK sans utiliser les Krasses ? Puisque vous vous voulez tout savoir, cela fera l’objet d’un deuxième article.

 

Comments posted (2)

Haaaa, merci ! :)
Mais bon, en même temps, pour avoir tenter d’imposer une règle de la sorte (3d6 je crois) quand on jouait avec Torgan, les joueurs avaient la flemme de faire des sommes (c’est vrai que 3d6, c’est compliqué, rouu la la).
Mais bon, marre de cette putain de loi uniforme du d20 !

C’est ça de jouer avec des ingénieurs limités intellectuellement aussi :)

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