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4 — Dans la montagne

janv. 05 2014
4 — Dans la montagne

Le lendemain, Iphtis et Roland nous amènent dans la montagne, à un endroit où on peut observer le camp sans être vu. Il y a effectivement un camp fortifié entouré de palissades de bois, avec deux tours et un seul bâtiment apparent. Il y a également une entrée dans la montagne qui n'est pas naturelle : une sorte d'ancien tunnel, et un gros, avec des traces de gravats tout autour, comme si l'entrée était murée il n'y a pas si longtemps. Et ce sont bien des Paladins qui patrouillent, plutôt nombreux.

On demande donc aux enfants de nous amener à l'autre entrée. On y arrive en milieu d'après midi. Il y a une sorte de couloir naturel en pente douce (pas très haut) qui descend dans la montagne. Iphtis nous a décrit la pièce dans laquelle le chemin arrive : une pièce vide avec deux couloirs à droite et à gauche bloqués par des gravats et un couloir tout droit menant à une autre salle protégée par l'armure animée. Edwin propose d'y aller jeter un coup d'œil. Nous y allons avec Théodore et Iseld, pendant qu'Antonius, Viviane et les enfants restent dehors. La description est fidèle. Edwin avance prudemment dans le couloir menant à la seconde salle mais l'armure s'anime de suite et s'avance prestement vers nous. Elle est faite du même matériau que la boule. Elle a une scie circulaire au bout d'un bras et une sorte de tube au bout de l'autre, qui se met à tirer une boule de couleur ambrée. J'arrive à faire cahoter le bras mécanique pendant que Théodore sectionne l'autre bras, mais ce dernier explose, envoyant voler Théodore trois mètres plus loin. Grâce à l'appui d'Iseld et quelques ruses d'Edwin, j'arrive à casser l'autre bras et l'armure s'effondre finalement... Théodore semble mal en point. Reste à savoir si une quelconque alarme était reliée à la destruction de cette machine infernale...

Je laisse la potion de Viviane à Théodore pendant que je sors prévenir les autres, qui nous rejoignent à l'intérieur. Pendant que Antonius s'occupe de Théodore, les autres observent l'armure et en tirent des crysariums. Il semble évident qu'il s'agit de la même technologie que la sphère. Je m'inquiète du fait que le créateur de l'armure pourrait être au courant mais ils ne savent pas me dire si ça peut être le cas, ils ne semblent pas partager mon inquiétude.

4 — Dans la montagne

Du coup je commence à avancer dans le couloir, qui débouche après une trentaine de mètres sur une grande salle taillée quasi circulaire avec des puits de lumière qui l'éclairent faiblement. Il y a dans cette salle de nombreuses pièces en pierre abandonnées depuis longtemps.

Viviane me tend une potion qui va me permettre de voir dans le noir. C'est effectivement le cas et c'est vraiment formidable ! Je pars donc en éclaireur tout en revenant fréquemment faire un rapport aux autres pour qu'ils suivent.

Il y a de nombreux couloirs taillés et des restes de pièces qui ont dû être habitées il y a longtemps.

Au niveau des endroits intéressants recensés, il y a :

  • une salle avec deux systèmes de monte-charge (qui descendent) complètement cassés ; j'entends d'ailleurs de lointain bruits de pioche en contrebas ;
  • un escalier en colimaçon de 2 mètres de large qui descend ;
  • une salle gigantesque contenant de nombreux bâtiments en ruine, dont certains ont dû avoir plusieurs étages ; non loin se trouve une salle que nous identifions comme la salle du trône.

Dixit Iseld, il s'agit de ruines naines, certaines structures auraient été volontairement cassées. Il n'y a cependant aucun signe de cadavre ou d'ossements. Et l'air est iodé à certains endroits.

Le seul bruit que nous ayons entendu jusqu'alors venant d'en bas, et le mécanisme de monte-charge étant brisé, nous décidons donc de descendre l'escalier, qui mène à un couloir donnant sur trois autres escaliers, qui contrairement à tous ceux que nous avons vu, ont été empruntés récemment. En outre, il y a du bruit et de la lumière d'en le couloir partant vers la droite ainsi vais-je prudemment jeter un coup d'œil. Au bout du couloir, il y a un promontoire qui donne sur une énorme grotte naturelle 20 mètres plus bas et un passage en lacet qui y mène. À la sortie du passage (sur la gauche de la grotte) se trouve une pièce gardée par deux armures comme celles qu'on a affrontées à l'entrée... Sur le côté droit, il y a un couloir qui part.

Du coup je commence à avancer dans le couloir, qui débouche après une trentaine de mètres sur une

Du coup je commence à avancer dans le couloir, qui débouche après une trentaine de mètres sur une

4 — Dans la montagne

J'entends finalement des bruits de pas venant du fond de la grotte, il s'agit d'un homme aux pas lourds marchant lentement avec un sac en jute plein sur l'épaule. J'aperçois lorsqu'il est plus proche qu'il a les yeux qui brillent d'une couleur ambrée absolument pas naturelle... Il passe entre les deux armures et rentrant dans la pièce qu'elles gardent. Au bruit que j'entends, j'imagine qu'il vide son sac avant de repartir de là où il est venu. Et je peux alors apercevoir un mécanisme planté au niveau de son cou qui pulse la couleur ambrée (mais moins fort que ses yeux).

Je retourne prévenir les autres. Iseld y va afin de tenter une communication télépathique mais revient peu après nous informant que c'est comme si le cerveau de l'homme était vidé...

Du coup nous revenons en arrière et continuons l'exploration. On tombe sur une autre grosse salle que nous n'explorons pas plus que ça car elle est illuminée et nous apercevons au loin des faiseurs et des armures dans un des accès à cette salle.

Plus loin, j'arrive à un port (d'où l'air iodé) avec quelques faiseurs mais surtout un bateau métallique qui semble toutefois flotter (je me demande bien comment...) et un accès (bien que sous-terrain) à la mer. Un bruit attire mon attention vers le haut et je vois passé un wagon sur une voie (qui doit aller jusqu'à la salle gardée par les deux armures).

Comme il devient plus dangereux d'aller investiguer plus loin (il y a pas mal de traces de passage et des armures), nous retournons à la salle avec les monte-charges. L'effet de la potion allant cesser incessamment (elle aura tout de même durée dans les 5 heures !), c'est Théodore qui descend via des cordes jusqu'au tunnel se trouvant plus bas. Il revient une bonne demi-heure après avec un gamin assommé. Il nous confirme ce que nous pension, à savoir que ce sont bien les villageois, et qu'ils creusent comme des automates des mines de crysariums. Même si on leur enlève leur pioche, ils continuent avec les mains ! Il semble que les villageois, étant contrôlés, ne sont pas gardés. Viviane émet l'hypothèse qu'ils sont même sustentés par le mécanisme.

Iseld fait un rapport à Élina, qui veut en savoir plus sur les faiseurs.

Dans l'immédiat, on ressort. On se rend compte uniquement à ce moment que les deux enfants ont disparu depuis pas mal de temps. Iseld les contacte. Ils sont dans la salle du trône et discutent avec des nains morts... Viviane, Iseld et moi y retournons pendant que les trois autres gardent et observent le gamin villageois.

Lorsque nous arrivons dans la salle, pas de signe des deux enfants. Iseld nous dit qu'il y a des traces de la magie de la vie (celle d'Iphtis, qui est en fait Druide). Iseld m'explique que les enfants ont franchis un mécanisme au niveau du trône que nous nous efforçons en vain de trouver. Elle n'arrive pas à les recontacter par télépathie. Après pas mal de temps sans plus de succès, nous ressortons et retrouvons les autres.

Ils ont observé le mécanisme sur l'enfant : il annihile l'esprit et nourrit le corps, le rendant capable de travailler jour et nuit. Enlever le mécanisme ferait probablement énormément souffrir l'enfant et détruirait peut-être définitivement son esprit...